Obéir est-ce renoncer à sa liberté ?

Corrigé entièrement rédigée. Note obtenue: 14/20.

Dernière mise à jour : 15/09/2021 • Proposé par: tichou (élève) •

Pour la grande majorité de la population, la société et ses lois ne sont qu'un ensemble de contraintes, construit dans le but d'écraser la volonté individuelle et de rendre esclaves les individus qui la composent. Le propre de l'être humain semble être de toujours s'apitoyer sur son sort, quel qu'il soit; mais le propre du philosophe est de réfléchir et de juger si ce même être humain a bien raison de s'apitoyer... C'est ce qu'a tenté de faire Jean-Jacques Rousseau en analysant notre société et les lois auxquelles nous sommes soumis. Suite à ses réflexions, il est arrivé à dire qu'«obéir aux lois, c'est être libre», citation qui en surpris sûrement plusieurs, puisqu'elle en surprend encore beaucoup de nos jours. Qui a raison, Jean-Jacques Rousseau ou la conscience populaire? Le point de vue de Rousseau est-il réaliste? Si oui, doit-on y souscrire de manière inconditionnelle? Voilà autant de questions que soulève, par l'entremise de l'idée de Rousseau, le sujet de la liberté en regard des lois.

Ce sujet est universel, car à toutes les époques et dans toutes les sociétés, nombreux sont ceux qui ont développé leur propre conception de la liberté ainsi que la position de cette dernière face aux lois. Ces conceptions, sans pour autant être identiques, s'entrecoupent souvent, comme le démontrent la philosophie rousseauiste, le rationalisme et le marxisme, pour ne nommer que ceux dont nous analyserons plus bas le point de vue. Pour ma part, je considère le point de vue de Rousseau comme étant le reflet fidèle d'une réalité fondamentale de l'existence humaine, pour autant qu'on l'interprète avec certaines nuances. En effet, il est indispensable de préciser certains éléments pour bien comprendre que le paradoxe qui semble émaner de l'idée de Rousseau est en fait créé par la définition populaire de la liberté. Au contraire, lorsque l'on définit la liberté comme étant une réalité sociale et non une absence totale de contrainte, le conflit avec les lois est beaucoup moins catégorique. Il est donc important de faire la différence entre la liberté populaire, dite «absolue», et la liberté sociale, plus philosophique et, surtout, plus réaliste.

L'autre composante à ressortir du point de vue de Rousseau concerne l'obéissance aux lois. L'être humain, en plus d'être un être essentiellement social, est un animal doué d'intelligence. Il peut donc réfléchir à sa propre vie et ainsi exercer son pouvoir de la rendre meilleure. Or, les lois sont le meilleur moyen qu'il a trou

Accédez à la suite de ce contenu
Accèdez aux contenus premiums de 20aubac gratuitement en proposant votre propre corrigé, ou en souscrivant à un accès payant.

Catégories les plus populaires