Obéir est-ce renoncer à sa liberté ?

Dissertation entièrement rédigée en deux parties :
I. Par nature, la liberté semble passer par le refus absolu de toute obéissance,
II. Mais celui qui désobéit est-il pour autant libre ?
III. La liberté peut être compatible avec l'obéissance si celle-ci suit des ordres légitimes

Dernière mise à jour : 15/09/2021 • Proposé par: sindyp (élève) •

La liberté est une valeur fondamentale dans notre culture : des hommes se sont battus et sont morts pour donner à leurs enfants la possibilité de vivre dans un monde libre. Pourtant, le monde dans lequel nous sommes censés vivre libres ne nous semble pas si libre que cela : nous devons sans cesse obéir à des lois, à des règlements, à des consignes, à des supérieurs hiérarchiques... Et un homme qui obéit peut-il vraiment se dire libre ? A l'évidence, non. Remettons tout de même en question cette évidence avec le sujet suivant : « Obéir, est-ce renoncer à sa liberté ? ». En d'autres termes : pour vivre libre, faut-il refuser toute forme d'obéissance ? La liberté et l'obéissance sont-elles nécessairement incompatibles ? La réponse à cette question dépendra de l'idée qu'on se fait de la liberté.
Nous exposerons d'abord la position facile : la vraie liberté passe par le refus absolu de toute obéissance. Puis nous critiquerons cette position. Et nous terminerons par l'autre position : la vraie liberté peut fort bien être compatible avec l'obéissance.

I. Après les deux analyses de notion, nous développerons l'idée selon laquelle obéissance et liberté sont nécessairement incompatibles.

La liberté, qu'entendons-nous par là ? Communément, si l'on s'en tient à ce que tout le monde pense, à la doxa, nous dirons qu'être libre, c'est faire ce que l'on veut, comme on le veut, quand on le veut. C'est faire ce que bon nous semble, sans avoir à se soucier des conséquences, sans se laisser arrêter par ce que les autres souhaitent et attendent de nous. Spontanément, donc, nous plaçons la liberté au niveau de l'action : c'est pouvoir faire... Et nous savons bien que la liberté est une utopie : jamais nous ne pourrons faire tout ce que nous voulons, la société et la nature nous en empêcheront. Ceci dit, il est bien évident qu'à côté de cette liberté, que l'on sent toujours menacée et que l'on revendique sans cesse, il y a une autre liberté, purement intérieure, qui ne concerne pas ce que nous faisons, mais ce que nous pensons : la liberté de penser. Etre libre à ce niveau là, c'est pouvoir penser ce que nous voulons, sans se soucier de ce que les autres pourraient en penser, sans se poser de questions. Cette liberté là semble au-dessus de toute menace, puisque précisément les autres ignorent qu'il se passe dans nôtre tête.

Quant à l'obéissance, elle concerne habituellement notre vie en société. Elle désigne un certain rappo

Accédez à la suite de ce contenu
Accèdez aux contenus premiums de 20aubac gratuitement en proposant votre propre corrigé, ou en souscrivant à un accès payant.

Catégories les plus populaires