philosophie • dissertation

Toute vérité est-elle définitive ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

Ce document est issu d’une archive PDF, d’analyse d’un sujet du bac, contenant environ 1000 mots.

I. Analyse du sujet

Il s’agit d’un sujet assez classique, mais qui suppose un cours sur la vérité assez bien maîtrisé, et en particulier des connaissances sur la démarche scientifique. Par ailleurs ce sujet invite à interroger « toute » vérité, et donc permet de mobiliser divers champs du programme (histoire, art, morale, justice...). Le cours sur l’histoire pourra être exploité avec pertinence dans la mesure où le sujet évoque indirectement la question de savoir si la vérité peut avoir une histoire.

Il faut être particulièrement attentif à l’idée de vérité « définitive » : la question est de savoir si une vérité peut « devenir fausse », ou changer au cours de l’histoire. En effet ce qui est définitif ne peut plus changer.

Cette expression, « vérité définitive », s’oppose à l’idée d’une vérité qui ne serait que provisoire. Il faut donc examiner le caractère historique de la vérité. Si on prend l’exemple des sciences, on peut d’un côté remarquer qu’une vérité scientifique est définitive dans la mesure où elle n’est pas remise en cause par la suite (Ex : il est établi définitivement que la Terre tourne autour du soleil). Pourtant l’histoire des sciences suppose aussi un progrès dans la vérité, et suppose donc qu’une vérité peut changer, évoluer.

Ce qui rend la vérité provisoire peut être de deux ordres : soit ce qui était vrai ne l’est plus ; soit ce qui était vrai l’était sous certaines conditions et dans un certain contexte, et doit être reconsidéré ou reformulé à la lumière de connaissances nouvelle, dans ce dernier cas le vrai le demeure mais dans des limites nouvelles.

Par ailleurs il faut éviter la confusion entre vérité et croyance ou opinion : en effet il ne s’agit pas de se demander si on peut changer de croyance ou d’opinion (cela est évident : c’est un fait à constater) mais bien si l’énoncé vrai lui-même peut être modifié, voire devenir faux avec le temps. Cette distinction est souvent difficile à maîtriser, mais elle est centrale ici : si je crois que la Terre est plate, je me trompe, car la Terre est ronde, et cela est définitif. Si je change d’idée, et que je reconnais que la Terre est ronde, ce n’est pas la vérité qui a changé, c’est mon erreur qui a été corrigée. Il faut présupposer ici une distinction entre vérité et opinion pour ne pas se tromper de problème. Le problème porte bien sur ce qui est reconnu comme vrai, et de manière indiscutable.

Or le terme vérité est lui-même complexe : il s’agit d’une notion du programme.

– Il peut ê

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