philosophie • dissertation

L’expérience peut-elle être trompeuse ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

Document issu d’une archive PDF d’analyse d’un sujet de bac, d’environ 1000 mots.

I. Analyse du sujet

Ce sujet est très classique, il renvoie à deux notions du programme qui sont en général abordées ensemble dans le cours, à savoir l’Expérience et la Vérité. Il faut donc bien connaître son cours, car le sujet ne présente pas de difficulté ou de piège particulier. Comme pour tous les sujets sur la vérité, il faut toutefois bien faire attention à ne pas confondre mensonge et erreur, ainsi qu’opinion et vérité.

La notion d’expérience est bien évidemment centrale, et elle a plusieurs sens qu’il faut distinguer nettement.

Dans un premier sens l’expérience, c’est ce que chacun d’entre nous perçoit et constate par ses sens (expérience sensible).

Plus largement, l’expérience désigne ce que chacun éprouve et ressent au cours de son existence ; l’expérience regroupe aussi bien ce qui est perçu que l’ensemble des événements qui font l’histoire d’un individu ou d’une société donnée (un tremblement de terre ou un tsunami vécu par un individu fait partie de son expérience « de vie » ; on parle aussi plus simplement de l’expérience professionnelle pour recenser tout ce qu’une personne a fait au long de sa carrière).

Enfin, l’expérience, c’est ce que les scientifiques mettent en place pour invalider ou confirmer une hypothèse. Galilée construisait des expériences dans son atelier pour tester ses hypothèses sur la vitesse de la chute des corps.

L’opinion publique est pleine de jugements contradictoires sur l’expérience. On dit que l’expérience apporte la sagesse et le savoir, pour cette raison les vieilles personnes sont souvent considérées comme plus sages et plus savantes que les autres. On dit aussi qu’il faut savoir tirer les leçons de nos expériences, ce qui implique que l’expérience contient certains enseignements, certaines vérités. Mais on dit aussi qu’il ne faut pas se fier aux apparences : « L’habit ne fait pas le moine », etc.

C’est justement ce que l’énoncé met ici en question. L’expérience peut-elle être trompeuse, peut-elle induire en erreur, faire croire quelque chose de faux. Cette question exige de distinguer le vrai et le faux, puisqu’elle suppose qu’on peut se tromper sur, et même être trompé par les apparences.

« Être trompeur » cela signifie donner une apparence qui ne correspond pas à la réalité, qui pourrait conduire à un jugement faux si on s’y fait inconsidérément. L’expression de quelqu’un peut donner une apparence de gentillesse et de bienveillance, alors même que les intentions de cette personne sont malveillantes (Cf.

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