De tout ce que je suis ou que je possède, que puis-je considérer comme véritablement à moi ?

Corrigé complet. Note obtenue: 16/20.

Dernière mise à jour : 14/05/2021 • Proposé par: mystely33 (élève) •

Il me semble qu'ayant une dignité de fin, je ne puisse appartenir à personne. Mais apparement c'est chose possible, comme nous le montre l'exemple historique de l'esclave appartenant à son maître.
Si alors le plus évident des droits de possession (à savoir la possession de soi-même) peut ne pas être, qu'en est il des possessions que je reléguais à une place moins importante? Est-ce qu'il n'y a rien parmi tout ce que je suis ou tout ce que je possède et peux posséder qui ne soit ou ne sera véritablement à moi?
Et d'ailleurs, quels critères sont valables pour déterminer ce qui est véritablement à moi? Ne faudra-t'il pas faire des distinctions?

Il semble tout de même que beaucoup de choses soient à moi. Ainsi ,les biens matériels qui sont en ma posséssion sont évidemment à moi. Ils ne sont à personne d'autre, ou ce qui n'est à aucun autre est à moi. Ainsi il en est de même pour ce que j'achète ou ce qu'on me donne.D'ailleurs, ce qui est à moi s'imprègne de moi, de mes souvenirs, et de ce que je leur associe comme sentiments. Il serait absurde de dire que quelqu'un d'autre possède quelque chose qui ne signifie rien pour lui. Ainsi si quelqu'un s'empare de mes lettres ou de mon journal intime , il est indéniable que ces objets sont encore à moi.
Mais ce que l'on vient de dire signifie que posséssion matérielle ne veut pas forcément dire posséssion véritable."Véritablement" n'était donc pas à prendre au sens de réellement, c'est à dire présent dans la réalité , c'est à dire matériel. Bien plus, je ne suis pas que matérialiste car sa serait quelque part nier mon humanité et mon aspiration aux valeurs sentimentales .
Il y a donc ces autres valeurs, qui ne sont pas matérielles et dony je bénéficie, qui sont également en quelque sorte "à moi". Il en est ainsi pour les liens du sang. C'est une valeur à prendre en compte car l'expression "c'est mon enfant" signifie bien qu'il n'est à personne d'autre et que quand bien même on me l'arracherait il serait encore mon enfant. On voit ici que les valeurs sentimentales dépassent celles matérielles car ce qui peut être en la posséssion des autres peut être à moi véritablement au sens d'originairement.
Ainsi l'amour ou l'amitié qu'on me donne sont à moi quand bien même ces biens sont impalpables Ils sont à moi car en direction de moi et seulement de moi ( dans le cas d'un amour sincère par exemple) et le sont véritablement au sens de sincèrement
Il faut également prendre en compte les choses qui sont à moi car personnelles. Par exemple, mes opinions, mon avis : quand bien même ils ressembleraient ou s'accorderaient parfaitement avec ceux d'une autre personne, ils proviennent de moi et de ma réflexion personnelle.
Il en est de même pour mes jugements , car l'avis que je me fais sur les choses est personnel. Ainsi naissent mon goût et mon attitude face à l'esthétique .Ici, que ce soit mon opinion, mon avis et mon jugement , ces choses sont à moi car légétimement à moi.
Enfin ma culture est mon éducation sont à moi.C'est grâce aux autres (pour l'éducation) ou par la naissance (pour la culture) que je suis ce que je suis mais je me suis imbibé de tout cela qui est mien au même titre que n'importe quel bien matériel. Il apparaît ainsi que beaucoup de choses semblent véritablement à moi.

Mais l'accent n'est il pas mis sur "considérer" et peut on être sûr que je ne suis pas de mauvaise foi et que je sais considérer comme véritables biens des choses qui ne peuvent pas être qu'à moi ! Ici à travers l'exemple de la culture, il apparait qu'une chose peut être à moi et à un autre. Qu'en est-il alors pour tout ce que je croyais être véritablement à moi?
En repensant au sens de "véritablement", il m'apparait alors que rien n'est véritablement à moi. Et ceci est d'abord valable pour les biens matériels et les valeurs sentimentales. Ainsi selon Epicure tout dans la nature est fait d'atomes, et les sentiments et les sensations, s'il sont bien en moi ne sont pas a moi véritablement. Ce sont simplement des mouvements de matière, des déplacements subtils d'atomes. Comme conséquence de cela , ils nous faut accepter l'idée que les biens matériels ne sont que provisoires et périssables. Egalement, en tant qu'être naturel et provisoirement stable je peux mourir à tout instant. Ainsi l'amour que m'a porté quelqu'un a été, il ne l'est plus ou peut du moins ne plus l'être. Dans ce cas rien n'est véritablement à moi au sens d'éternellement à moi. Car une vérité est aussi ce qui est valable en tout lieuxet en tout temps, donc quelque chose d'éternel.
Quant à mes opinions , mes jugements, ils sont peut être partiellement à moi, mais qui dit partiellement ne dit pas véritablement. AInsi il serait facile de prouver que les valeurs intellectuelles citées plus haut ne sont pas véritablement à moi. A travers le règne des idéologies, de fausses idées, des opinions circulent et par le pouvoir de l'éloquencede certains et le défaut de naîveté d'autres, ce qui semblait être à quelqu'un peut lui avoir était imposé. Et même si quelqu'un évoque l'idée que tout le monde n'est pas sujet au défaut de naîveté, il ne peut pas nier que tous le monde à in inconscient au sein duquel plusieurs forces agissent.
Pour Freud par exemple, l'inconscient avec le sur-moi (interdits sociaux) et le ça (pulsions refoulées) peuvent échapper à ma conscience et donc à ma maitrise.
Ainsi l'inconscient étant pas définition non maitrisé je ne suis jamais sur que mes paroles ou mes actes sont libérés de tout intérets, de toute motivation secrete et inconsciente . Or l'absence de certitude fait que mes paroles, mes jugements ne sont pas véritablement ou peuvent ne pas être les miens.
Bien plus, l'éxigence morale de non égoîsme et l'éxigence sociale font que tout doit être ou pouvoir être partagé. Dire qu'un objet et à moi et rien qu'à moi serait un acte égoïsteet de surcroit puéril. Ainsi le décentrement en faveur de l'autre nous pousse à faire acte de générosité . L'exemple de la culture montre ainsi que sans cette générosité il n'y aurait pas de société ni d'humanité. Ainsi rien n'est véritablement à moi au sens de pleinement à moi.
Mais accepter l'idée que rien n'est pleinement à moi, ne serait ce pas là nier aussi son humanité? N'étais ce pas une vision trop péssimiste et n'y a t'il pas un autre sens de "véritablement"? Si en effet il est vrai que certaines choses que l'on à évoquées ne sont pas véritablement à nous ou alors le sont mais au sens dérivés de "véritablement" il reste autre chose qui soit véritablement et définitivement à nous.
Ainsi il faut repenser au sens de "véritablementé" et le rapprocher de vérité au sens de quelquechose d'universellement valable, que personne ne peut nier. Or la question est de ce demander ce qui appartient véritablement à chaque homme. On s'intérresera donc au domaine de l'essence de l'homme, de l'éspèce, et en même temps à ce qui le caractérise en tant qu'homme unique.Il m'apparait alors qu'en tant qu'homme je suis un être doué de raison, conscient. Mais mon essence est davantage la liberté. Ainsi comme l'explique Kant la nature a été prévoyante pour l'homme et l'a fait tel que lui ait à se faire.
Ainsi c'est ce qui ne dépend pas de moi qui fais l'homme unique . Il apparait alors que ce qui est véritablement à moi est d'abord essentiellement à moi et ensuite dépendamment de moi. Alors il n'y a que deux choses qui m'appartiennent et qui proviennent finalement de ce que je suis plutôt que de ce que je possède. Ce qui est véritablement à moi étant à prendre au sens de ce qui ne peut se faire que par moi, ces deux choses qui m'appartiennent sont le pouvoir de me connaitre , par ma conscience et ma connaissance de mes choix, de ce qui m'a poussé à les faires , et le pouvoir de me faire. Personne en effet ne peut faire mes choix à ma place , personne ne peut accéder a la personne aue je suis et que je serai. Seuls ses pouvoirs m'appartiennent véritablement : mon identité est à ma charge et est à moi car de moi, pour moi et en moi.

Ainsi il est indéniable que je possède des choses, des biens, matériels ou non. Mais si je les possède réellement , sincèrement ou originairement, je ne les possède que provisoirement et non véritablement. D'ailleurs il semblerait qu'en vue de l'exigence morale et sociale je sois dans le devoir de partager et d'accepter l'idée que rien ne soit à moi. Mais cette exigence n'est pas lontemps valable et si l'on repense au sens de "véritablement" il apparait que ma liberté et mon être , et de ce fait le pouvoir de me connaitre , sont véritablement à moi.