# Peut-on vivre sans se poser de questions ? (plan détaillé)
6-8 minutes
## Introduction
– Amener le sujet - "Tu te poses trop de questions ! " Quel passionné de philosophie, ou simplement quel adolescent soucieux de son avenir n’a pas dû subir au moins une fois ce genre de remarques ? La vie sociale en général privilégie les "producteurs" plutôt que les "questionneurs"... Peut-on vivre sans se poser de questions ?
– Analyser le sujet - Ici la "vie" n’est pas un concept biologique (le "vivant", qui ne cherche qu’à survivre et à se reproduire) mais un concept existentiel, c’est-à-dire la "vie humaine". Une existence humaine n’a pas de but prédéterminé, contrairement à la vie animale, elle se définit comme un projet, une histoire, elle est comme une "question" à jamais irrésolue.
« Se poser des questions », mais quelles questions ? posées à qui ? Il y a les questions que l’on pose aux autres (objectives) et celles que l’on se pose (subjectives) ; il y a les questions secondaires et les questions primordiales, les questions pratiques et les questions philosophiques – celles qui portent sur le sens de la vie. Ici nous traiterons de cette seconde catégorie.
– Reformuler la question et problématiser - Serait-il humanement raisonnable de mener sa vie sans se poser de questions, surtout les questions philosophique ? Donc peut-on éviter les questions philosophiques dans une vie humainement accomplie ? Voilà le sens de la question qui nous est posée.
Nous sommes confrontés au paradoxe suivant : soit l’on "croque la vie" sans trop se poser de questions (mais ne va-t-on pas passer à côté de la vraie vie ; soit l’on réfléchit à la vraie vie et l’on se pose de multiples questions, mais ne risque-t-on pas tout simplement de passer à côté de la vie ?
## Développement
I. Se poser des questions n’est-il pas tout simplement naturel et inévitable de la part d’un être parlant et conscient. "Questionner" et "se questionner" font-ils partie intégrante de la condition humaine ? La forme première de toute parole humaine est la demande adressée à l’Autre ; lorsque la demande porte sur un besoin de l’esprit et non sur un besoin matériel, c’est une question. Les enfants posent des questions aux parents, les élèves posent des questions au maître.
Le désir de savoir et la curiosité sont naturelles chez l’homme. Celui-ci ne peut pas vivre sans comprendre ce qu’il fait ni pourquoi il le fait. Ce désir ne se tarit jamais. Aristote : "Ce fut l’étonnement qui poussa les premiers pe