# correction du devoir sur l’inconscient : texte de sartre
## introduction
Ce texte est emprunté à la première partie de *L’Imaginaire* de J. -P. Sartre, première partie qui a pour titre *Le certain*. Sartre entend donné ici avant toute induction hypothétique sur la nature de l’imagination, une description fidèle de la conscience en train d’imaginer : « Pour l’instant nous voulons seulement tenter une phénoménologie de l’image. La méthode est simple : produire en nous des images, réfléchir sur ces images, les décrire. »
## explication et commentaire
« ... Quand je perçois une chaise il serait absurde de dire que la chaise est dans ma perception. Ma perception est... une certaine conscience et la chaise est l’objet de cette conscience... » Sartre dénonce ici ce qu’il appelle l’illusion d’immanence, propre à l’ancienne psychologie introspective. Pour cette psychologie introspective, il existe un monde intérieur, un domaine de la conscience qu’on peut opposer au monde extérieur. David HUME, philosophe du XVIII siècle, trouvait par exemple dans la conscience des perceptions nettes, intenses qu’il nommait impressions et des images atténuées de ces impressions qu’il nommait idées. Mais qu’il s’agisse des perceptions ou des images, ce sont toujours des états intérieurs : « Le fait de se rapporter à un objet n’est pour l’idée qu’une dénomination intrinsèque dont elle ne porte en elle-même aucune marque ni aucun caractère. » Ou bine on parlait d’états de conscience et on s’efforçait d’analyser fragments par fragments ces éléments du monde intérieur ou bien, à la manière de Bergson on contestait l’existence d’états psychiques divisibles, analysables, et on parlait d’un courant continu de conscience (le stream of thought de William JAMES) mais il s’agissait encore d’une vie intérieure, d’un monde original de perceptions, de souvenirs, de sentiments intérieur à la conscience.
Sartre pense, à la suite de Husserl, que cette interprétation n’est pas fidèle à l’expérience psychologique. Une perception n’est pas pour lui un état intérieur, immanent à ma conscience, mais elle est un acte de ma conscience qui vise un objet transcendant c’est-à-dire un objet extérieur à elle. Ainsi les données de ma conscience ne sauraient constituer un monde intérieur. Mais, tout au contraire, selon la célèbre formule de Husserl, « toute conscience est conscience de quelque chose ». La conscience est « intentionnalité » c’est-à-dire visée d’un objet transcendant, direction vers quelque c