philosophie • dissertation • Annale bac 2015, Série L

Respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

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I. Analyse du sujet

Ce sujet a la particularité de croiser deux notions du programme qui sont rarement traitées ensemble : celle du vivant, qui appartient au bloc « Raison et Réel » et celles du droit et de la morale qui sont plutôt associées au bloc « Morale et Politique ». Mais une analyse fine du sujet peut aussi conduire à mobiliser des connaissances qui se rapportent à la notion de Technique, ou de Culture par exemple.

C’est alors un sujet qui demande une forte capacité d’adaptation et de transposition des connaissances, et donc une solide maîtrise des méthodes.

En revanche, il a l’avantage de solliciter une large culture, non seulement philosophique mais aussi politique, ou scientifique, et de permettre de poser des questions très contemporaines, et de mobiliser des exemples variés.

– La définition d’« un être vivant » est déjà en elle-même problématique car le terme vivant a un sens strict (organisme qui naît, croît, se nourrit, se reproduit, meurt) et un sens plus large, voire métaphorique (ce qui est en mouvement, animé, ce qui agit, etc.).

– La notion de vivant renvoie à la science biologique, et à la nature. On considère en général que ce qui est artificiel (comme un robot) n’est pas vivant. Pourtant on peut maintenir un organisme en vie artificiellement (par la médecine) ou imiter la vie par la technique (on a conçu des robots qui ont les mêmes caractéristiques que des êtres vivants...).

– Par ailleurs, il faut faire attention à ne pas confondre être vivant et être humain (comme on le fait dans le langage courant) : les êtres vivants sont aussi bien des animaux, ou des végétaux, ce qui signifie que le sujet interroge le respect dû aux plantes, aux insectes, voire aux simples cellules ! Or le sujet précise bien que l’on doit s’interroger sur tout être vivant. Un paradoxe apparaît alors immédiatement car on ne songe pas en général à considérer le respect de l’herbe ou du ver de terre comme un devoir moral !

Ce début d’analyse conduit à penser que nous faisons spontanément des distinctions entre ce qui mérite le respect ou non, la question étant de savoir lesquelles et comment les justifier.

Par ailleurs on peut aussi se demander où passe la frontière entre ce qui est vivant et ce qui ne l’est pas, et si cette frontière est la même que celle qui sépare ce qui mérite le respect et ce qui ne le mérite pas.

– Le devoir moral c’est une obligation qui s’impose à un individu libre et conscient de ses actes (c’est-à-dire moralement responsable).

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