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philosophie • dissertation • Annale bac 2015, Série ES

La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ?

Publié le : • Proposé par : Aïda N'Diaye (professeur)

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Bac philo 2015 - Série ES

# La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ?

L’individu ne vit pas seul mais au sein d’une société. Son existence s’insère donc au milieu de cet environnement social qui est le sien. Comment pourrions-nous éviter, dès lors, que la conscience individuelle ne reflète la société dont l’individu est membre ? Nos goûts, la représentation que nous nous faisons de nous-mêmes et des autres, notre perception de la réalité, etc. Tout cela ne reflète-t-il pas nécessairement l’époque, la société, la culture à laquelle nous appartenons ? Mais si nous soutenons que la conscience de l’individu n’est que le reflet de la société à laquelle il appartient (et donc qu’elle est cela et rien d’autre, comme la formulation "ne... que" l’indique), n’est-ce pas réduire l’individu à autre chose que lui-même ? Cela n’implique-t-il pas que la liberté de l’individu soit toute relative, voire nulle ? Sa conscience ne serait alors jamais qu’une chambre d’enregistrement des événements et influences du dehors. Quelle est donc notre marge de manœuvre, notre espace de liberté, par rapport à la société qui nous entoure ?

# Partie I.

La conscience relève de l’intime et concerne l’individu seul et non la société qui l’entoure.

On pouvait commencer par montrer que la conscience relève d’abord de l’intime et concerne donc l’individu seul — et non la société qui l’entoure. La conscience de l’individu désigne en effet d’abord la conscience que l’individu a de lui-même et du monde extérieur, c’est-à-dire la perception qu’il a du monde. Or, cette perception s’expérimente dans notre intimité, dans notre subjectivité.

La conscience de l’individu est en effet d’abord un sentiment : celui de sa propre existence. Ce sentiment est une certitude absolue qui ne nous est pas procurée par le monde extérieur, mais que nous sentons et vivons en nous. Dès lors, ce n’est en rien le reflet du monde extérieur puisque ce sentiment — comme tout sentiment — est authentiquement vécu dans l’intimité de chacun. C’est d’ailleurs en ce sens que Descartes pose le « cogito ergo sum », « je pense, donc je suis » comme une évidence intime, qui est sentie indépendamment de tout perception extérieure, portes et fenêtres fermées...

Au-delà de la conscience que nous avons de notre propre existence, il en va de même po

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