philosophie • dissertation • Annale bac 2016, Série Technologiques

Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?

Publié le : • Proposé par : Mathias Roux (professeur)

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Bac philo 2016 – Filière technologique

# Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?

Avertissement : il ne s’agit ici que de pistes de réflexion et non d’une copie type nécessairement attendue par vos correcteurs. D’autres approches, d’autres thèses et arguments sont possibles.

## Introduction

Croire signifie que notre esprit adhère à une idée, ce qui suppose que nous soyons convaincus qu’elle est vraie. De ce point de vue, la croyance ressemble à l’opinion. Or, nous pouvons justifier nos opinions en présentant les arguments et les raisons pour lesquelles nous les adoptons. Et plus les arguments sont forts et assurés, plus notre opinion se rapproche de ce que l’on appelle une véritable connaissance. En ce sens, nous pouvons donc justifier nos croyances.

Mais, dans le même temps, croire n’est pas savoir. Et, si l’on peut expliquer jusqu’à un certain point pourquoi on croit telle ou telle chose, cela ne veut pas dire pour autant que notre croyance est justifiée. Il ne faut pas confondre se justifier de croire en quelque chose et avoir une croyance justifiée.

Le sujet invite donc à résoudre cette apparente contradiction.

## Partie I.

## Nos croyances ont une part d’injustifiable.

Il y a une différence entre les croyances et les opinions dans la mesure où les premières présupposent que nous sommes conscients qu’elles ne sont pas complètement justifiées. Quelqu’un qui croit en Dieu, par exemple, est persuadé qu’il existe, mais sait, dans le même temps, qui ne lui sera jamais possible de le prouver ni de le démontrer. Sa foi repose sur un sentiment, mais pas sur une certitude objective. C’est d’ailleurs pour cela qu’il se dit « croyant ». Il ressent la présence de Dieu et, quand il lit un texte sacré, il est, au fond de lui, persuadé que seul un Dieu a pu le livrer aux hommes, etc.

Concernant les croyances, non seulement nous ne pouvons pas toujours les justifier, mais, en plus, elles ont, par nature, une part d’injustifiable. Celle-ci est révélée par le fait que les croyances reposent sur la persuasion plus que sur la conviction. Si nous croyons ce que nous dit quelqu’un, c’est, par exemple, parce que nous éprouvons un sentiment de confiance en l’écoutant, sentiment qui dépend de beaucoup de choses comme son charisme, son autorité, sa réputation. Dans ce cas, nous croyons qu’il dit la vérité, car nous lui faisons confiance et non l’inverse (lui faire confiance,

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