philosophie • dissertation • Annale bac 2014, Série ES

Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

Document issu d’une archive PDF d’analyse d’un sujet et bac, contenant environ 1500 mots.

I. Analyse du sujet

La question permet de mobiliser les connaissances sur la conscience, et plus largement le chapitre sur "Le sujet". Cependant il convient d’être prudent : le problème généralement abordé en classe est celui de la possibilité de la connaissance de soi, or ici on n’a pas affaire au très classique : « Peut-on se connaître soi-même ? », mais à une interrogation sur les motivations qui poussent à se connaître. Là est la principale difficulté : ne pas réciter son cours car, malgré les apparences, le problème soulevé est inédit.

La conscience peut être définie comme une connaissance (cum-scientia = avec la connaissance). Sa première forme est la connaissance immédiate des objets extérieurs. La seconde, la connaissance par réflexion (retour sur soi). La réflexion permet au sujet de « prendre conscience de tous les mouvements, replis et penchants du cœur humain » (Hegel, Esthétique). La capacité du sujet, l’homme doté de raison, de se penser lui-même en plus de penser les objets, les choses qui l’environnent, lui permet de relever le défi de la connaissance de soi.

L’objectivité de cette connaissance ne paraît toutefois pas aussi garantie que celle des objets extérieurs. Le sujet connaissant et l’objet connu étant une seule et même personne, la connaissance de soi est nécessairement subjective et peut donc voir son statut de connaissance remis en cause. C’est par exemple ce que dit Kant en dissociant la conscience de soi de la connaissance de soi.

II. Problématique du sujet

« Se connaître soi-même » c’est ce que l’homme cherche à faire spontanément, mais aussi ce que l’homme ne peut atteindre véritablement. Poser la question : « Pourquoi chercher à se connaître soi-même ? », c’est donc mettre le candidat face au présupposé que la connaissance de soi peut être visée par l’homme sans qu’il n’y parvienne. Si on cherche à le faire, ce n’est pas certain qu’il y ait là succès, mais on cherche quand même à le faire, d’où la question : pourquoi ?

Cette question invite donc à s’interroger sur les causes et les raisons d’une démarche de connaissance, sans exclure ses limites, voire son impossibilité.

Le risque principal serait de rabattre le « pourquoi » sur un « pour quoi ? », en réduisant le problème à une simple question d’objectifs et de buts, avec un plan très limité qui se contenterait de lister les bénéfices d’une exacte connaissance de soi.

Le problème peut être plus justement circonscrit autour de questions telles que : Qu’est-ce qui fait q

Téléchargez le document au format PDF
Obtenez un accès immédiat à tous les contenus premium