# Que nous apprend l’histoire ?
## L’analyse du professeur
Le problème de ce sujet sera de dépasser l’évidence selon laquelle apprendre l’histoire signifie assimiler les informations permettant de retracer le cours des événements dans le temps. En effet, la question que nous apprend l’histoire ? semble indiquer que selon le sens de l’histoire que l’on privilégie, il se joue plus qu’une simple transmission d’informations, c’est-à-dire que l’histoire nous permet de raisonner et de former notre pensée critique pour interroger notre façon de percevoir et de comprendre le monde qui nous entoure. Autrement dit, le fait d’apprendre de l’histoire nous conduit à apprendre l’homme dans l’histoire et nous instruit sur le propre de l’homme dans son rapport au monde.
Le plan répondra donc schématiquement à l’articulation et à la confrontation de la pluralité de sens des termes d’histoire et d’apprentissage.
## Plan proposé
### Partie 1
a Si l’histoire est une juxtaposition d’événements, apprendre l’histoire signifie apprendre une chronologie d’événements, c’est-à-dire savoir que ces événements ont eu lieu,
b dans un certain ordre chronologique et linéaire
c et entretiennent des rapports de causalité dans lesquels tous les événements ont des degrés d’importance variables.
### Partie 2
a Mais cette réflexion sur la question de savoir comment définir des événements importants conduit à montrer que l’histoire n’est jamais une pure donnée objective mais doit être interprétée et construite dans la masse des événements. Cette remarque permet de montrer que l’histoire ne laisse pas aussi facilement comprendre comme une succession linéaire d’événements. Apprendre l’histoire nous
apprend alors moins ce que nous avons été que ce que nous sommes, dans la mesure où l’ordre est toujours supposé. Nous sommes donc confrontés à une vérité historique relative,
b qui nous oblige à critiquer nos propres méthodes de pensée
c et nous conduit plus à supposer ce que nous avons été pour constater ce que nous sommes devenus.
# Partie 3
a Enfin, une telle conclusion laisse à supposer que nous sommes en mesure d’accéder à ce que produit l’histoire au-delà des interprétations multiples. Toutefois, il apparaît qu’aucune vérité ne résiste à un examen approfondi et précis, ce qui conduit à douter du fait que l’histoire puisse atteindre à une vérité même actuelle. Cela nous oblige alors à penser qu’en matière d’histoire il ne s’agit que d’hypothèses de recherche conduisant à relativiser