philosophie • dissertation • Annale bac 2013, Série L

Le langage n’est-il qu’un outil ?

Publié le : • Proposé par : Aïda N'Diaye (professeur)

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Bac philo 2013

# Série L : Le langage n’est-il qu’un outil ?

Mis en ligne le 17/06/2013

Avertissement : il ne s’agit ici que de pistes de réflexion et non d’une copie type nécessairement attendue par vos correcteurs. D’autres approches, d’autres thèses et arguments sont possibles.

Tags

Bac philo, bac philo 2013, Langage

# Éléments de problématisation

Il s’agit d’un sujet très classique, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est très facile. On peut d’abord prêter attention au « ne... que » du sujet. C’est une formulation restrictive, péjorative. Répondre à l’affirmative, c’est indiquer que le langage est réduit à n’être qu’un outil, c’est-à-dire à une fonction purement utilitaire (encore faudra-t-il préciser de quelle fonction il s’agit). Donc, il y a deux alternatives : soit le langage n’est pas uniquement un outil car il n’est pas du tout un outil (c’est par exemple, non pas un moyen mais une fin en soi) ; soit le langage n’est pas qu’un outil parce que c’est un outil mais pas seulement cela (ce peut être aussi, par exemple, un obstacle et non pas un outil efficace).

Donc la problématique est assez simple : peut-on réduire le langage à ses fonctions purement utilitaires (de communication notamment) ou présente-t-il d’autres intérêts qui en font une fin en soi et pas seulement un moyen ?

# Première partie. Le langage est un outil

On peut assumer dans cette partie l’idée que le langage n’est qu’un outil. C’est là qu’il trouve son origine : le langage apparaît d’abord comme un moyen de communiquer, plus efficace et plus pratique que les autres formes de communication (voir par exemple la généalogie du langage proposée par Jean-Jacques Rousseau dans son Second Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes) et c’est aussi ce qui explique sa forme : c’est une convention arbitraire (voir par exemple Saussure, Cours de linguistique générale). On peut entendre ici la réduction au sens de réduction logique. Réduire le langage à n’être qu’un outil, le restreindre à une pure fonction utilitaire de communication, c’est le ramener à son fondement. S’il ne devait rester qu’une chose du langage, est-ce que ce ne serait pas ainsi cette utilité du langage ? Accepterions-nous un langage inefficace, inutile... ?

Pour aller plus loin, on peut aussi montrer que le langage n’est pas seulement un outil de communication mais aussi d’action (cf. la valeur performative du langage avec J. L. Austin, par exemple) ou de domination (voir par exe

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