Se comportant autrefois comme un animal, l’homme s’est peu à peu civilisé, ce qui n’est pas le cas de l’animal dont l’évolution n’est que très limitée. C’est pourquoi de nombreux philosophes se sont efforcés de donner une définition de l’homme. Ils se sont vite aperçus que l’homme était défini par ses actions volontaires, réfléchies dirigées par ce qu’ils ont nommé la Conscience. Il ne faut pas confondre conscience spontanée et conscience morale qui est l’essence de la pensée
selon Rousseau. L’inconscient, ici, correspond à une entité psychique réelle, donc définie par Freud au XIXe siècle et est considérée comme le déclencheur d’actions que l’on ne contrôle pas.
Mais comment l’inconscient, que l’on ne contrôle pas, nous permettrait-il de caractériser l’homme avec la même importance que la conscience ? Nous verrons tout d’abord en quoi la conscience définit l’homme. Puis nous nous interrogerons sur le besoin de l’inconscient chez l’homme et nous finirons par montrer que finalement, au même titre que la conscience, l’inconscient permet de définir l’homme.
I. La conscience définit l’homme
Tout d’abord, le concept de conscience est difficile à cerner du fait de la grande familiarité que nous entretenons vis-à-vis d’elle. C’est pourquoi la plupart du temps, elle n’est pas perçue comme une activité tant elle est inculquée en nous. Nous pouvons distinguer deux types de registre de la conscience. D’une part, nous avons le registre de la conscience dite psychologique
, il s’agit de la connaissance que l’esprit possède de ses états internes comme la nostalgie ou le regret, par exemple. À cette conscience psychologique s’oppose la conscience dite morale
qui est une connaissance qui juge en fonction de valeurs dites morales comme le remords notamment. D’autre part, il existe le registre de la conscience spontanée ou immédiate à laquelle s’oppose la conscience réfléchie. La conscience spontanée est la saisie directe et immédiate par un individu de ce qui s’offre à lui. Nous pouvons citer l’exemple de la faim qui survient spontanément. La conscience réfléchie, elle, caractérise le retour du sujet sur lui-même. C’est le cas de l’individu qui rencontre un objet quelconque, il a conscience de le percevoir.
L’homme a réellement pris conscience qu’il se distinguait de l’animal quand il s’est rendu compte qu’il possédait une conscience de soi, caractéristique de l’humain. C’est René Descartes, qui, le premier a découvert la conscience comme pr