Il faut présenter l’extrait (auteur, œuvre, année de parution), les thèmes de l’extrait, les éventuelles notions au programme présentes, la question à laquelle l’auteur tente de répondre, la thèse (la réponse) de l’auteur, les étapes de son argumentation.
Thèmes
Conscience de soi, connaissance de soi, le rapport de l’homme à soi-même et à la nature
Notions du programme
Conscience, liberté, travail/technique, art, nature
Thèse du texte
L’homme devient un être pour soi à travers l’introspection et l’activité transformatrice qu’il exerce sur le monde extérieur, sur la matière.
Question à laquelle l’auteur tente de répondre
Comment l’homme devient-il un être pour soi ? Autrement dit, comment la conscience de soi s’acquiert-elle ?
Étapes de l’argumentation
Dans un premier temps, Hegel énonce ce qui fait la singularité de l’homme dans l’Univers, c’est-à-dire ce qui le distingue des choses de la nature : la pensée et la conscience réfléchie.
Ensuite, il décrit successivement les deux manières par lesquelles l’homme devient un être pour soi, c’est-à-dire les deux manières qui mènent au développement de la conscience réfléchie et l’appropriation de son être : l’introspection et la transformation de la nature.
I. Premier paragraphe
1) Nommez les deux caractéristiques exclusivement humaines.
Les deux caractéristiques exclusivement humaine sont la pensée et la conscience de soi. Il est question dans le texte de la conscience réfléchie qui représente la faculté de se contempler, se représenter à soi-même (se faire une image de soi-même), se penser soi-même. Si l’on regarde la définition du terme « conscience », il a pour étymologie latine "cum scientia", soit "accompagné de savoir". La conscience est donc le savoir qu’on a de nous-mêmes. Autrement dit, la conscience est la faculté de se représenter soi-même.
On peut distinguer la conscience immédiate de la conscience réfléchie :
– La conscience immédiate est tournée vers le monde extérieur. C’est la faculté de se représenter parmi les choses qui nous entourent. C’est une forme de conscience que beaucoup d’espèces animales possèdent.
– La conscience réfléchie est tournée vers soi-même. C’est la la faculté de se penser soi-même, le dédoublement de soi, avec d’un côté le sujet (le moi qui pense), et de l’autre l’objet (le moi pensé, c’est-à-dire mes pensées, mes désirs, mes sentiments, etc.). C’est la faculté de devenir spectateur de soi-m