philosophie • dissertation

Le doute est-il un échec de la raison ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : tahime (élève)

Corrigé par moi (l'élève) et le professeur, note obtenue 12. Complet.

Tout être humain est doté de raison, et chacun de nous a déjà dû faire face au doute. Pourtant, il faut se demander si à chaque fois que l’on a douté, cela nous a conduit automatiquement à l’échec. Le doute représente l’hésitation, la confusion, quand on ne sait pas, c’est la suspension du jugement. De là il existe deux analyses du doute. Le doute des sceptiques, et le doute méthodique. L’échec ici conduit à une remise en question, mais un échec n’est pas nécessairement définitif. Il est définitif pour les sceptiques.

L’ensemble de ces réflexions nous amène à poser une problématique qui est la suivante : le doute empêche t-il la raison de se développer ? Dans un premier temps pour répondre à cette question nous évoquerons la thèse des sceptiques qui conduit à dire que le doute est un échec de la raison. Puis en deuxième temps, avec l’exemple de Kant nous développerons l’idée que le doute n’est pas un échec de la raison. Et en troisième temps, au delà de cette opposition nous montrerons que le doute est formateur de la pensée.

I. Le doute est un échec de la raison absolue

Si l’on suit la thèse des sceptiques, l’homme n’aura jamais la certitude de savoir s’il a atteint la vérité, il se trouve donc dans un doute permanent. Pour sortir de ce doute mieux vaut suspendre le jugement. En conséquence, la thèse des sceptiques aboutit à une impasse puisque l’homme ne pouvant pas connaître, il ne pourra pas maîtriser tout se qui l’entoure.

Les nouveaux sceptiques ont transmis 5 modes de la suspension du jugement. Le premier mode est la discordance, et c’est à travers lui que les sceptiques préconisent, réclament l’arrêt du jugement, donc l’arrêt de la volonté de connaître. Les sceptiques considèrent qu’il faut en arriver "à chacun sa vérité ". Le deuxième mode est la régression à l’infinie, c’est-à-dire l’incertitude permanente et la suspension du jugement, puisqu’il est impossible de connaître une vérité car il nous manque des éléments pour bien connaître. Le troisième mode est la relation où l’homme prête attention qu’aux apparences. Il n’existe donc pas de certitude, la vérité est matérielle donc impossible. Le quatrième mode est le postulat où tout raisonnement tel qu’il soit repose sur des présupposés qui sont acceptés sans jamais pouvoir être démontré. Le cinquième mode est le cercle vicieux, il s’agit en faite de la conséquence logique des quatre premiers modes. A tous les niveaux de la connaissance on ne peut pas sortir du cercle qui associe le pré

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