philosophie • dissertation

Les échanges sont-ils toujours intéressés ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

Ce document est issu d’une archive PDF d’analyse d’un sujet de bac et contenant environ 1000 mots.

I. Analyse du sujet

Un sujet classique et simple dans sa formulation qui porte sur une notion du programme qui est ici mise en perspective avec la notion d’intérêt.

Même si le sujet est court, il est indispensable de prendre le temps de faire une analyse précise afin de pouvoir construire une problématique où les questions ne sont pas seulement juxtaposées mais s’enchaînent selon un ordre cohérent (ne pas oublier les transitions qui permettent de comprendre comment on passe d’un problème à l’autre).

On note que la notion d’échange se décline ici au pluriel. Ce qui invite à prendre en compte la diversité des échanges : ils sont différents non seulement par ce qui est échangé, la nature des choses échangées (des biens matériels, des valeurs spirituelles, des idées etc.), mais aussi par les modalités de l’échange, les règles qui l’organisent.

Le sujet interroge l’idée selon laquelle les échanges seraient toujours intéressés, autrement dit l’idée que les échanges répondent invariablement à un intérêt. Dans une telle perspective, il n’y aurait pas (cf. « toujours ») d’échanges sans intérêt.

Mais que recouvre la notion d’intérêt ? La difficulté du sujet réside dans cette notion qui peut se comprendre selon deux axes.

1) l’intérêt renvoie à ce qui nous intéresse, ce qui suscite notre curiosité, ce qui convoque notre attention. Il s’agit là d’un intérêt que l’on qualifiera d’intellectuel : l’intérêt est ainsi ce qui m’importe, ce qui est intéressant. Ainsi on peut dialoguer, échanger des idées sur un objet (un événement historique, une œuvre d’art) pour lequel les sujets de l’échange partagent un même intérêt. L’intérêt s’oppose ici à l’indifférence et il peut être partagé par une communauté d’individus.

2) l’intérêt renvoie aussi, et peut-être d’abord, à ce qui m’est utile ou avantageux, en ce sens il est qualifié d’intérêt matériel. L’intérêt est alors à comprendre comme profit, comme gain par opposition au désintéressement qui est gratuit, parfois altruiste. Dans ce cas, on se trouve dans une logique d’intérêts qui peuvent être concurrents puisque ce qui correspond à mon intérêt peut aussi être ce qui sera pour un autre un désavantage.

Ainsi il faut distinguer entre deux sortes d’intérêts qui ne sont pas nécessairement conciliables.

II. La problématique

A partir des deux sens de la notion d’intérêt, on peut comprendre le sujet de deux façons :

Peut-il y avoir un échange qui ne soit pas d’une façon ou d’une autre déterminé par une forme d’intérêt quel

Téléchargez le document au format PDF
Obtenez un accès immédiat à tous les contenus premium