I. Analyse du sujet
Il s’agit d’un sujet assez classique et qui ne présente pas de difficulté particulière, si ce n’est qu’il porte sur une notion qui peut avoir été abordée en cours sous un angle assez différent : il faut pour le traiter sortir du cadre de l’opposition entre nature et culture, et s’intéresser spécialement à la multiplicité et à la différence entre les cultures.
« La diversité », c’est en effet à la fois la multiplicité et la différence. La multiplicité s’oppose à l’unité, mais il peut y avoir une multiplicité de choses identiques, cela signifie simplement qu’il y en a un grand nombre.
La différence, c’est le fait de ne pas être le même. Si on parle de diversité des cultures c’est donc pour dire qu’il y en a plusieurs, mais aussi qu’elles sont différentes les unes des autres.
Ceci est un constat : on observe que les hommes vivent dans des cultures différentes, au sens où ils ont des moeurs, des langues, des techniques, des organisations sociales et des systèmes de croyances et de valeurs différents.
Une culture, c’est l’ensemble de tout cela, et donc le milieu humain dans lequel vit un individu. La culture s’oppose à la nature, c’est ce qui distingue l’Homme de l’animal : l’individu humain est éduqué dès sa naissance à l’intérieur d’une culture, il apprend une langue, celle qu’on parle autour de lui ; il intègre des conduites et des croyances, des savoirs et des savoir-faire qui sont propres à cette culture. On peut observer qu’il y a parfois différentes cultures au sein d’un même peuple, et que se pose alors la question de la coexistence des cultures, par exemple dans un État laïque.
La séparation, c’est le fait de ne pas être ensemble, ou encore de ne pas être unis : c’est un terme d’abord spatial (comme si chaque culture était un lieu séparé des autres), mais cela peut aussi désigner la division, contrairement à l’union, ou encore l’isolement des cultures les unes par rapport aux autres : être séparé, c’est être seul.
Les hommes, ce sont d’abord tous les individus humains. Quand on parle de l’humanité, on met l’accent sur ce que les hommes ont en commun, les caractéristiques qui font que ce sont tous des hommes (quelles que soient leurs différences), mais quand on parle des hommes, on met plutôt l’accent sur leur multiplicité et sur les rapports qu’ils peuvent avoir les uns avec les autres.
On peut aussi observer qu’il n’y a pas que des individus mais aussi des groupes d’individus, des communautés différentes.
Le sujet pose donc