philosophie • dissertation

Exister, est-ce profiter de l’instant présent ?

Publié le : • Proposé par : philofacile (professeur)

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# Exister, est-ce profiter de l’instant présent ?

## L’analyse du professeur

Ce sujet met en lumière l’ambiguité de la perception du temps pour l’homme. En effet, le temps peut être vécu comme un écoulement objectif des événements qui nous arrivent, écoulement face auquel nous n’aurions guère le choix de notre existence puisqu’il s’impose à nous sans que nous puissions l’influencer. Mais le temps peut être compris également comme une forme de création artificielle de l’esprit humain, qui s’en sert non seulement pour mesurer un écoulement objectif d’événements, mais surtout pour penser son mode propre d’organisation, c’est-à-dire pour projeter son action à la faveur de l’expérience passée dans une expérience future. Le temps serait donc une façon utilitaire de gérer l’action de l’homme, de la prévoir et de lui donner des fins. L’expression profiter du temps présent, qui calque le carpe diem, recouvre cette ambiguïté, dans la mesure où il pourrait s’agir d’accepter la finitude (nos limites) qui nous oblige à ne vivre que le présent, ou de la refuser pour faire de l’instant présent le point de synthèse existentielle d’un moi qui se projette dans la représentation passée et future de sa vie. Se demander s’il faut profiter de l’instant présent consiste donc paradoxalement à la fois à se demander s’il faut vivre au jour le jour, ou s’il faut au contraire tirer le profit maximum de l’instant pour s’affirmer et dominer ce que l’on devient.

## Plan proposé

### Partie 1

a Il convient d’abord de partir du sens littéral de l’expression pour montrer que le fait de profiter de l’instant présent signifie profiter de la seule chose à notre portée : le moment présent qui nous est imposé par le cours objectif du temps.

b Dès lors, ce qu’indiquerait cette formule est la nécessité de vivre la richesse de ce qui est donné dans l’instant sans l’affaiblir par la considération de ce qui serait à venir.

c L’homme apparaît ainsi comme un être de sensibilité qui a pour fonction essentielle de rationaliser ce qui lui arrive, et non de prévoir ce qui peut arriver. Il n’a donc pas fondamentalement les capacités de maîtriser son devenir.

# Partie 2

a Nous pouvons toutefois dépasser ce point de vue immédiat pour comprendre que nous ne profitons de l’instant présent qu’en découvrant sa valeur, c’est-à-dire en comprenant que notre existence doit être consciente de sa fragilité. Cette exigence revient à constater que nul ne sait de quoi demain sera fait, et qu’il n’a donc pas intérê

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