philosophie • dissertation

Les apparences sont-elles trompeuses ?

Publié le : • Proposé par : philofacile (professeur)

Ce document est issu d’une archive PDF, il contient 3 parties et environ 600 mots.

# Les apparences sont-elles trompeuses ?

## L’analyse du professeur

Il s’agit ici de savoir si nous pouvons nous fier à ce que nous disent nos sens. Il semble que nous sommes constamment sollicités par une expérience du monde qui nous permet de forger progressivement nos connaissances, à raison des interprétations intelligentes que nous faisons de notre monde sensible. À cet égard, nous n’avons pas vraiment d’autre moyen à notre disposition que le monde sensible pour construire notre connaissance, c’est-à-dire que l’apport des informations sensorielles qui nous permettent de construire notre compréhension du monde. La raison ne fonctionne, en ce sens, que comme une capacité de tri et d’organisation des informations sensorielles. Or, il est indéniable que les sens nous trompent puisqu’ils nous donnent souvent des informations contradictoires qui nous induisent en erreur, ou tout au moins qui nous fournissent des interprétations divergentes et conflictuelles des choses que nous vivons par expérience. Il faut donc affronter ce paradoxe propre à la constitution de notre savoir, paradoxe selon lequel nous semblons soumis à un apport premier d’informations sensorielles que nous devons corriger et améliorer au moyen d’une raison qui ne paraît avoir à sa disposition qu’une capacité de comparaison et d’interrogation des données sensorielles.

## Plan proposé

### Partie 1

L’analyse des contradictions propres à la perception du monde paraît conduire nécessairement à la conclusion que les apparences sont trompeuses.

a En effet, à l’évidence non seulement tous les hommes ne perçoivent pas les mêmes choses, mais un seul homme peut interpréter de façon différente les choses qu’il voit.

b En outre, il apparaît que les choses elles-mêmes sont soumises à des changements qui semblent condamner les connaissances que nous en avons à des contradictions irréductibles, ou tout au moins à une relativité qui semble extrêmement problématique pour une connaissance qui se voudrait durable.

c Enfin, toute expérience des choses est limitée partielle ou perfectible. En ce sens, l’esprit n’a jamais le temps ou la puissance de connaître les objets qui lui sont donnés dans les expériences qu’il en a.

## Partie 2

Le constat selon lequel les apparences sont nécessairement trompeuses est toutefois peut-être un peu radical, ou insuffisant.

a En effet, ce constat ne prend pas en compte le fait que l’esprit peut corriger les sens en multipliant les expériences des choses, c’est-à-dire en

Téléchargez le document au format PDF
Obtenez un accès immédiat à tous les contenus premium