philosophie • dissertation • Annale bac 2017, Série L

Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ?

Publié le : • Proposé par : Mathias Roux (professeur)

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Bac philo 2017 - Série L

# Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ?

Avertissement : il ne s’agit ici que de pistes de réflexion et non d’une copie type nécessairement attendue par vos correcteurs. D’autres approches, d’autres thèses et arguments sont possibles.

# Introduction / Problématisation

Il est d’usage de dire que tout ce que la loi n’interdit pas est autorisé, donc juste. De plus, le droit ne tenant compte que de l’action et non de l’intention qui l’anime, on peut dire que celle-ci est juste à partir du moment où elle est autorisée. Peu importe les motifs, mon acte est juste, car légal. Mais la justice ne se confond pas totalement avec la légalité. Bien que légales, certaines conduites ou certains modes de vie peuvent paraître injustes au sens d’immorales ou de non conformes à la bienséance. Le fait d’agir dans le cadre de la loi ne garantit pas qu’on soit juste. La difficulté de la question vient du fait que la notion de justice appartient à trois ordres qui se recoupent sans se confondre : le droit, la morale et la politique.

# Partie I.

Par définition, tout ce que j’ai le droit de faire est juste d’un point de vue légal.

La loi autorise tout ce qu’elle n’interdit pas et tout ce dont elle ne parle pas. Sur un plan juridique, il n’est pas possible de me reprocher un acte qui n’est pas interdit par une loi au moment où je le commets. On part du principe qu’on a le droit de faire tout ce sur quoi la loi garde le silence, en plus de ce que la loi autorise explicitement. En ce sens, agir dans ce cadre est nécessairement juste, sans qu’on ait besoin d’interroger les motivations de l’acte. Ces principes sont une garantie pour nos libertés. Pour s’en rendre compte, il faut imaginer ce qui se passerait dans la situation inverse. Si l’on en venait à nous reprocher ce qui n’était pas mentionné par la loi ou bien ce qui ne l’était pas encore, ce serait la porte ouverte à la tyrannie de l’arbitraire. De même, si l’on cherchait à savoir quelles sont les intentions de celui dont l’action est extérieurement conforme au cadre légal pour juger si elle est vraiment juste, on basculerait dans une autre forme de tyrannie : celle de la quête d’une transparence morale impossible, prétendant entrer dans la tête des gens. Il est fondamental, pour nos libertés individuelles, que le droit soit bien distinct de la morale et que le juge ne s’érige pas en m

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