philosophie • dissertation • Annale bac 2013, Série ES

Que devons-nous à l’État ?

Publié le : • Proposé par : Mathias Roux (professeur)

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Bac 2013, Corrigé

# Série ES : Que devons-nous à l’État ?

Mis en ligne le 17/06/2013

Avertissement : il ne s’agit ici que de pistes de réflexion et non d’une copie type nécessairement attendue par vos correcteurs. D’autres approches, d’autres thèses et arguments sont possibles.

Tags

Bac philo, État, Gouvernement, Dissertation, Devoir, Liberté, Politique

Remarque générale : Le sujet nécessite d’interpréter l’expression « que devons-nous... » à double sens : ce que l’État me doit et ce que je dois à l’État. Hormis ce point, le sujet est très classique. La question nécessitant de se demander si nous sommes libres grâce à l’État et si nous avons besoin d’une forme politique étatique pour nous accomplir en tant qu’homme ou bien si, à l’inverse, on doit à l’État de perdre notre liberté, notre individualité ou notre singularité. En parallèle, il faut se demander si l’on doit participer ou non à la vie politique : l’État nous prend en charge mais ne devons-nous pas nous aussi nous en donner la charge ?

# Introduction/Problématisation.

L’État désigne la forme d’organisation institutionnelle que se donne une société humaine, devenant ainsi une communauté politique. L’État comprend à la fois les institutions du pouvoir et l’administration chargée des grandes fonctions régaliennes : faire appliquer et respecter la loi, lever l’impôt, assurer la sécurité du territoire etc. En ce sens, nous devons beaucoup à l’État : en tant qu’arbitre au dessus de la société des individus et organe de la loi, il me permet d’exercer et de développer ma liberté. Mais l’État est aussi un agent économique qui intervient dans l’activité productive pour l’orienter, la réguler, la rendre plus efficace et redistribuer une part de la richesse créée dans un but de développement économique et de justice sociale. Nous devons alors à l’État de nous protéger contre certains risques de la vie (la maladie, le chômage, la vieillesse, les catastrophes naturelles...).

Est-ce à dire que notre relation à l’État n’est qu’à sens unique ? Ne devons-nous pas, nous aussi, en tant que citoyens, quelque chose à l’État, à commencer par le devoir civique de s’intéresser à la « chose publique », de participer au débat et au vote ? L’indifférence des citoyens à l’égard du fonctionnement de l’État et des enjeux des lois en discussion risque de le couper de la société civile et de le réduire à une gigantesque machine administrative qui

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