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Bac philo 2015 - Filière technologique
# Explication d’un texte de Hume extrait de l’“Enquête sur l’entendement humain”
La règle par où nous nous conduisons communément en nos raisonnements, est que les objets dont nous n’avons pas l’expérience ressemblent à ceux dont nous l’avons ; que ce que nous avons vu être le plus ordinaire est toujours le plus probable ; et que, lorsqu’il y a opposition des arguments, nous devons donner la préférence à ceux qui se fondent sur le plus grand nombre d’observations passées. Mais quoique, en procédant selon cette règle, nous rejetions promptement tout fait insolite et incroyable à un degré ordinaire, pourtant, en avançant davantage, l’esprit n’observe pas toujours la même règle : lorsque quelque chose est affirmé de suprêmement absurde et miraculeux, il admet d’autant plus promptement un tel fait, en raison de la circonstance même qui devrait en détruire l’autorité. La passion de surprise et d’émerveillement qui produit [une coquille que relève Laurent Mannoni. Il fallait lire "provient" et non "produit", sans quoi la phrase n’a pas de sens] des miracles, étant une agréable émotion, produit une tendance sensible à croire aux événements d’où elle dérive.
HUME, Enquête sur l’entendement humain (1748)
Avertissement : il ne s’agit ici que de pistes de réflexion et non d’une copie type nécessairement attendue par vos correcteurs. D’autres approches, d’autres thèses et arguments sont possibles.
# I. Donner la thèse du texte et les étapes de son argumentation.
Si nous sommes habitués à raisonner en pensant l’inconnu à l’aide du connu, cela nous conduit aussi à croire au miracle dans le cas d’événements particuliers inédits.
Hume, philosophe écossais du XVIIIème siècle et adepte de l’empirisme (courant suivant lequel la connaissance provient de l’expérience et non d’idées a priori), s’emploie à montrer dans ce texte en quoi il peut nous arriver de déroger à la règle qui veut que nos raisonnements soient, d’une manière générale, conduits par l’expérience. Le texte, comme la thèse, est donc développé en deux temps. Dans un premier temps, l’auteur énonce la « règle par où nous nous conduisons communément en nos ra