philosophie • dissertation

Pouvons-nous dire ce que nous voulons dire ?

Publié le : • Proposé par : Juliette (élève)

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# Pouvons-nous dire ce que nous voulons dire ?

Nous avons tous déjà éprouvé l’indicible. Seul ou face à autrui, trouver ses mots n’est pas toujours facile... Et les malentendus abondent tandis que les mots semblent fuir. Cela implique-t-il qu’il est impossible de tout dire ? Pouvons-nous dire ce que nous voulons dire ? A priori oui, puisque notre langage est infini, puisque notre pensée est faite de mots et est structurée par eux. Comment justifier alors toutes ces situations où l’ineffable s’impose, où je ne peux dire ce qui me vient à l’esprit, où l’ineffable intervient dans notre communication ? Il faut donc admettre dans un deuxième temps qu’il existe des choses que l’on ne peut dire, limité que nous sommes par nos mots, notre entourage ou nous-même, car certaines sensations ou descriptions échappent à notre langage. Mais faut-il pour autant nous croire condamnés à manquer de mots ? Ne pouvons nous pas envisager qu’il existe des moyens permettant de dire ce que nous voulons dire ?

Dans un premier temps, le langage que nous utilisons semble nous permettre de dire tout ce que nous voulons dire. En effet, il est infini, il forme est structuré mes pensées, ce qui ferait a priori de l’ineffable un impossible.

De prime abord, la nature même du langage semble être signe de la possibilité de dire ce que je veux dire. Ainsi, les différents langages sont formés de mots, eux-mêmes composés de sons. Les langages humains sont, de cette façon, formés d’une succession de sons appelés les monèmes (premières articulation) et les phonèmes (deuxième articulation). Cette propriété est caractéristique à tout langue humain : c’est la double articulation. De cette manière, les monèmes sont les unités minimales de sens offert par une langue. Par exemple, le terme réembarquons est constitué de quatre monèmes (ré - em - barqu - ons). De même, les phonèmes sont les unités minimales de son offerts par une langue. Dans le même exemple que précédemment, le terme réembarquons est constitué de huit phonèmes : r-é-em-b-a-r-qu-ons. Ainsi, la double articulation des langues humaines rend possible un ensemble de combinaison qui nous permet de tout dire, avec assez peu de signes. Le linguiste Noam Chomsky dira à cet égard, dans son ouvrage Le Langage et la pensée, que « le locuteur fait un usage infini de moyens finis » car on part d’un nombre fini de combinaisons sonores, et donc de mots réels, mais celui-ci reste en fait ouvert au possible, à la création de nouveaux mots : les néologi

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