Judith Butler expose dans son essai philosophique Gender Trouble publié en 1990 aux États-Unis, une critique des catégories « hommes » et « femmes » en défendant l’idée d’une performance du genre au sein de notre société. C’est sous le prisme d’une politique féministe anti-identitaire que plusieurs thèmes sont abordés au sein de son ouvrage et notamment celui de l’identité du sujet au sein de la politique et de ses structures juridiques. C’est dans notre extrait précisément que se joue une des idées principales de Butler à savoir le sujet comme étant la production de la loi. Cette idée présentée au sein de la première partie de son livre intitulé « Sujets de sexe/genre/désir » expose, confronte et questionne sur une diversité irréductible qui empêcherait de parler du sujet « féminin » en politique. Cette partie traite aussi de la question d’émancipation du sujet avec cette notion de construction et destruction des concepts de l’Etat sur le sujet et le genre. Or, selon Butler on ne peut concevoir le sujet s’il est soumis à une finalité normative qui se base sur le modèle de l’homme hétérosexuel.
Les sujets minoritaires sont alors cloitrés dans les fers de l’Etat et donc potentiellement exclut de la loi. La notion de liberté via l’émancipation du sujet est-elle donc condamnée à se soumettre aux idéaux d’une politique aux instructions présociales fictives ? Y a-t-il un moyen d’évaluer une ontologie du sujet hors des carcans étatiques ? Au sein de ce texte il est aussi question de relever tout l’enjeu du rapport homme-femme sous l’angle de la plus haute suprématie qu’est le gouvernement, puissance qui peine selon Judith Butler à prendre en compte toute la diversité et la pluralité du sujet au sein de la politique.
C’est dans ce contexte que l’on peut se poser la question suivante : en quoi cette volonté d’unité à travers le sujet et au sein des droits humains reflète une construction performative sociale biaisée par un genre idéalisé prédéfinit par l’Etat ? De la ligne 1 à 8 jusqu’à « juridique et productive », nous aborderons le problème d’obligation d’unité du sujet dans les structures de l’état où l’exclusion identitaire, puis de la ligne 8 jusqu’à « s’émanciper » ligne 14, nous analyserons le moyen que Butler propose pour penser le sujet via la combinaison du juridique et de la productivité pour pallier à un pseudo genre d’intelligibilité inculqué ; enfin de la ligne15 à 33 il s’agira d’évoquer une solution à savoir l’inversemen