L'obéissance est-elle incompatible avec la liberté ?

Note : 18/20. Une copie complètement rédigée,
I- Obéir n'est pas forcément une entrave à notre liberté,
II- L'obéissance n'est pas négative pour nous.

Dernière mise à jour : 15/09/2021 • Proposé par: petitfilou25 (élève) •

Il serait aberrant de considérer la notion de liberté dans sa forme la plus crûe et la plus pure : une totale liberté reviendrait à séparer notre corps de notre esprit, et quand bien même nous le pourrions, nous serions encore sous l'emprise de notre propre conscience de tout ce qui nous entoure et de tout ce que nous sommes. Car après tout, l'être humain, de sa simple nature, est prisonnier de lui-même, de son esprit, avant même d'être prisonnier de son corps... Ainsi, si nous devions nous demander ce que serait la vraie liberté, que répondrions-nous? Dans sa conception la plus simple, nous n'aurions qu'une seule réponse : le néant. Et comme dès lors que nous considérons ce néant, nous en faisons quelque chose ; et donc, dès lors que nous le rattachons à une idée et/ou une forme, il n'est plus néant. Ainsi, si la liberté est néant... ça voudrait dire qu'elle n'existe pas? Nous sommes complexes dès lors que nous sommes humains ; nous sommes un mystère, une énigme... et la liberté n'est donc pas faite pour nous. Mais ! nous parlons ici d'une liberté crûe, et donc "sans saveur" ! En nous le rappelant, nous devrions aussi être capable de comprendre qu'il existe une autre liberté : la liberté avec laquelle nous vivons tous les jours, celle où nous avons des contraintes, des choix à faire, des obligations ; mais aussi celle que nous ressentons comme telle. Et donc... la liberté existant grâce aux contraintes, pouvons-nous l'accepter si nous y sommes forcés? En fait, pouvons-nous obéir et être libre? Car obéir revient à agir par "obligation", parce que quelqu'un d'autre veut que nous le fassions... Comment considérer la liberté si nous faisons ce que nous faisons pour un autre? Nous allons y répondre en un plan en deux parties. Dans un premier temps, nous verrons que nous pouvons obéir et rester libre. Dans un deuxième temps, nous montrerons que, certes, nous pouvons agir pour d'autres et en profiter nous aussi, mais qu'il y a des limites à notre liberté si nous ne pouvons, pour quelque raison que ce soit, obéir.

Pour commencer, nous allons voir qu'obéir n'est pas forcément une entrave à notre liberté : nous pouvons en profiter, nous pouvons ne pas en être gênés... L'obéissance, si elle est raisonnable, n'est pas négative pour nous. Après tout, en tant qu'être humain, nous avons grandi en suivant les ordres, les règles ; et c'est en acceptant de nous montrer "civil" que nous devenons libres.
Tout d'abord, considérons que nous tir

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