Peut-on connaître autrui ?

Plan détaillé en 3 parties, avec introduction et conclusion rédigées. Fait par l'élève.

Dernière mise à jour : • Proposé par: claire.de (élève)

La connaissance de soi étant difficile et inachevable, il peut sembler évident de répondre « non » à la question : « peut-on connaître autrui ? », car connaître un être que je ne suis pas et qui est hors de moi paraît relever du miracle. Mais peut aussi soutenir le contraire : c’est parce qu’autrui est hors de moi, qu’il se tient en face de moi, que je peux avoir la distance nécessaire à la connaissance.

Pourquoi donc cette question, qu'est-ce qui la motive ? Simplement que la relation que nous entretenons avec autrui peut nous sembler claire, mais qu'elle ne l'est pas en fait. Nous pouvons qualifier autrui de semblable, mais cette notion demeure confuse, car elle n’implique pas que ce semblable soit connaissable comme tel. En effet, le semblable réunit les caractéristiques opposées que sont le même et l'autre. Ce qui me « ressemble » est identique et non identique à la fois.

Or, à quelles conditions peut-on connaître un être ? Et si cet être est autrui ? La connaissance que je pourrais former d’autrui est-elle identique à la connaissance possible de tout objet ? Il semble que non, car autrui est posé comme autre sujet, et non comme objet ; comme semblable et non comme autre absolu.

I. On peut admettre qu’autrui est un semblable : il est aisé à connaître

a) La notion de semblable indique une identité : autrui est un homme.

b) L’idée de communauté, et notamment de communauté linguistique : nous nous comprenons ou pouvons nous comprendre. Une communication, un dialogue sont possibles.

c) La morale admet que l’autre est sujet : le semblable est l’objet de la morale, par laquelle, reconnaissant en autrui une dignité, une sensibilité et une liberté, je le pose comme semblable, être appartenant à une même communauté morale. Je peux le connaître car nous partageons cette « semblance » dans une même communauté.

II. Mais cette « semblance » est formelle : en réalité, autrui est dissemblable, différent

a) La notion d’autrui comme autre sujet est contradictoire : il est autre donc dissemblable, ou il est moi-même, ego. Je le reconnais comme homme, ce qui est formel, mais comme différent.

b) La compréhensibilité réciproque est très limitée (diversité socioculturelle irréductible).

c) L’idée d’humanité est une abstraction : on ne rencontre qu’une diversité humaine. Donc, rien ne permet concrètement d’affirmer qu’on peut le connaître, car il est bien plus dissemblable que sembl

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