Prendre conscience de soi, est-ce devenir étranger à soi ?

Note obtenue: 13/20. Observation: "trois parties sont présentés (plan dynamique) il faut encore approfondir l'analyse de certains concepts". Il manque juste la conclusion.

Dernière mise à jour : • Proposé par: jojolapatate (élève)

Depuis le 19e siècle, la conscience est mise en cause par les philosophes, puis par la psychanalyse. Prendre conscience de soi : ce moment de prise de conscience suppose que nous nous approchions à un sentiment immédiat de nous-mêmes. Lorsque j’agis machinalement dans la vie quotidienne, mon identité ne fait pas problème. Prendre conscience de soi, réfléchir sur soi, s’est apparaître à soi-même comme une énigme : qui suis-je au juste ?

Mon identité n’est plus évidente elle est problématique. Dès lors une question s’impose à nous : cette distance à soi impliquée par la prise de conscience de nous-mêmes, nous rend-elle étranger à nous ou bien permet-elle d’accorder une nouvelle dimension de notre existence réflexive et libre. La question socratique "qu’est-ce que l’homme ? " implique que l’homme n’est pas un objet qu’on peut connaître objectivement, mais une énigme pour lui-même.

I. La prise de conscience fait naître un nouveau soi

Nous pouvons parler de l’autre dans la conscience. Prenons par exemple le langage, toute prise de conscience implique son intervention. Prendre conscience revient à "se dire", par exemple, ce que l’on perçoit en soi, nous ne pouvons pas dire que le langage y tient un rôle majeur. Cependant le langage ne vient pas de nous, il résume ce qui est commun à tous, donc, toute prise de conscience introduit dans le sujet un point de vue qui n’est pas le sien, et fausse ce qu’il peut percevoir. Nous pouvons en déduire que la vérité du sujet se trouve "ailleurs" que dans sa conscience (aliénation de soi) plus je crois le connaître plus je deviens étranger à moi-même. Nous retrouvons un écart entre un premier moi, en quelque sorte purement réceptif, et un second, au contraire caractérisé par une activité.

La prise de conscience est également sociale : depuis sa naissance un homme se définit par son sexe, son prénom, son nom, puis par son métier ou son appartenance a son pays. "Je suis étudient, professeur, français, Polonais.. ". Nous avons une place dans le monde où nous vivons, mais cette place suffit-elle à définir qui je suis ? Notre identité sociale n’est pas évidente. Cette identité sociale provient nécessairement de la société dont je fais partie, même si je l’adopte. La prise de conscience fait intervenir un point de vue social, en raison duquel le moi jugeant n’est plus le même que le moi "innocent". L’analyse force les traits, mais la prise de conscience modifie le moi.

Nous avons ainsi défini que la prise de conscience

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