philosophie • dissertation

La recherche de la vérité peut-elle se passer du doute ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

Ce document est issu d’une archive PDF, d’analyse d’un sujet de bac et contenant environ 500 mots.

I. L’analyse du sujet

Un sujet très classique, qui renvoie à des références philosophiques quasi « obligées ».

La notion au programme est la vérité, qu’on peut dans un premier temps définir, très classiquement encore, comme adéquation entre la pensée et le réel, le jugement et l’objet. Par exemple, la proposition "il pleut" est vraie si et seulement si, en fait, il pleut. La vérité est donc une propriété du discours, non du réel (qui n’est ni vrai ni faux, qui est).

La question nous invite à nous interroger non sur la vérité elle-même mais sur sa recherche, en nous demandant si le doute n’en constituerait pas une dimension nécessaire ("peut-elle se passer de... "), ce qui peut sembler paradoxal, tant on a l’habitude d’associer la notion de vérité avec celles de certitude et de conviction.

Or, le doute, ordinairement, désigne un état d’esprit provenant d’une absence de certitude. Dans un sens plus philosophique, c’est une suspension du jugement devant ce qui se présente à nous (perception, opinion, connaissance...) afin d’en examiner la validité ou le bien-fondé.

Dans sa formulation, la question présuppose que la recherche de la vérité passe par une remise en question critique des vérités toutes faites, des fausses certitudes ou des idées reçues.

II. La problématique

On aurait spontanément tendance à confondre la vérité avec la conviction, la croyance, voire le savoir établi, sans penser que l’on puisse sérieusement remettre en question de tels acquis.

Pourtant, Socrate affirmait déjà : " la seule chose que je sais est que je ne sais rien, alors que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas ". Il opposait ainsi l’attitude philosophique de la recherche de la vérité, dont le point de départ est le doute, aux charmes rassurants des opinions établies. Les convictions sont peut-être les pires ennemies de la vérité, dont la recherche semble passer nécessairement par l’examen critique et la remise en question, afin de ne pas tomber dans l’erreur ou l’illusion.

Mais doit-on pour autant douter de tout ? Le doute doit-il être un état d’esprit permanent ou simplement une étape dans la recherche de la vérité ?

III. La boîte à outils

Pour un tel sujet, il fallait opérer des distinctions conceptuelles importantes entre l’opinion et la connaissance, la croyance et le savoir, la conviction et la vérité, cette dernière désignant avant tout l’exigence de penser le réel tel qu’il est et non pas tel qu’on désire qu’il soit. Les premiers dialogues de Platon so

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