Dans ce texte, l’auteur parle de la vérité et de la raison. Pour Malebranche, la vérité et la raison sont liées. Il montre l’existence de vérités qui sont les mêmes pour tous. Il démontre que ces vérités et la certitude de les connaître résultent de la raison et qu’il est nécessaire qu’il y ait une raison universelle pour tous les hommes afin qu’ils atteignent la vérité.
L’auteur pose également dans ce texte le problème de raison particulière qui pourrait empêcher un homme d’atteindre la vérité. Selon l’auteur, pour atteindre la vérité, il faut qu’il existe une raison universelle.
I. Une vérité universelle
Dans la première phrase du texte, l’auteur utilise deux exemples : l’un d’ordre scientifique, l’autre d’ordre moral. Malebranche amène ces deux exemples comme des vérités. Ce sont deux vérités générales que tous les hommes connaissent ou appliquent. Ces deux exemples ne sont pas discutables (il faut
).
Dans la deuxième phrase du texte, l’auteur dit : or, je ne vois point ces vérités dans l’esprit des autres
. Ces vérités doivent donc venir de quelque chose de propre à tous les hommes. La vérité n’est pas dans l’esprit des hommes. On ne voit pas dans l’esprit des autres pourtant on est certain qu’ils possèdent ces mêmes vérités. Mais on ne sait pas pourquoi on est sûr que tout le monde les connaît.
II. La vérité vient d’une raison universelle
La vérité vient d’une raison universelle. L’existence d’une raison universelle permet de savoir pourquoi et comment les hommes sont arrivés à une même vérité. Une raison universelle est une raison propre à tous les hommes. Cette raison leur permet d’avancer dans le même sens et ainsi de trouver une même vérité. La quatrième phrase du texte est un exemple. L’auteur démontre avec cet exemple l’existence d’une raison universelle.
L’auteur voit les mêmes vérités que les Chinois. Il l’affirme avec certitude : aussi assuré que je le suis
. Pour l’auteur, s’il voit les mêmes vérités que les Chinois, c’est parce qu’il consulte la même raison qu’eux. Il y a donc une raison universelle. C’est avec cette raison que les hommes voient tous les mêmes vérités. Selon l’auteur, une vérité ne peut être atteinte sans raison universelle.
III. La raison universelle est la raison à suivre
Dans la cinquième phrase, la raison universelle est la raison que nous consultons quand nous rentrons en nous-mêmes. La raison universelle fait partie de notre conscience. La raison universelle est une connaissance de soi. Mais chacun a sa raison. Chaque raison suivie n’est pas forcément la bonne. Pour l’auteur, un homme passionné ne suit pas la raison universelle, mais une raison qui lui a été dictée par sa passion.
L’auteur prend également l’exemple d’un homme qui préfère la vie d’un animal à celle d’un autre homme. Cet homme possède ses raisons, mais ne suit pas la raison universelle. Les raisons qui poussent quelqu’un à réagir de façon contraire à une vérité générale, ici d’ordre moral, ne sont pas conformes à la raison universelle. Il s’agit de raisons particulières jugées par l’auteur de déraisonnables. Seule la raison universelle est une raison raisonnable.
Conclusion
Dans ce texte, l’auteur a démontré que la raison universelle était à la recherche de la vérité, car elle amène les hommes à voir les mêmes vérités. Selon l’auteur, la raison universelle est la seule raison que doivent suivre les hommes.
La vérité et la raison sont donc liées, en tant que la vérité suit la raison universelle. Mais certaines raisons particulières empêchent les hommes d’atteindre la raison universelle et donc la vérité.