philosophie • dissertation • Annale bac 2012, Série ES

Travailler, est-ce seulement être utile ?

Publié le : • Mis à jour le : • Proposé par : france-examen (professeur)

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I. Analyse du sujet

Un sujet classique sur la valeur du travail. La formulation de la question invite le candidat à relier cette notion à d’autres chapitres ou notions : la Morale, la Société et les Echanges, Autrui.

La question présuppose implicitement que travailler, c’est d’abord être utile. Il s’agit donc d’interroger cette dimension de l’utilité du travail : utile à qui ? À quoi ? Mais est-ce seulement cela ? Au-delà de l’utilité, le travail a-t-il une autre valeur ?

Dans notre vocabulaire, le verbe travailler désigne de multiples activités, dès lors qu’elles sont socialement rentables : ainsi travaillent le paysan, l’ouvrier, l’employé, le cadre, mais aussi l’artiste qui crée son œuvre, l’enfant qui apprend à l’école, le sportif professionnel qui joue au football... C’est pourquoi il était peut-être judicieux de partir de la définition primordiale du travail : activité de transformation de la nature en vue de la satisfaction des besoins humains.

Le rapport avec la catégorie de l’utilité est par là même immédiat. Est utile ce qui sert, ce dont l’usage est avantageux pour soi-même, pour les autres ou pour tous en satisfaisant un ou des besoins. A noter que la représentation socio-culturelle du besoin implique que l’appréciation de ce qui est utile ou pas varie selon les époques, les sociétés, mais aussi l’imaginaire des individus.

II. Problématique du sujet

Travailler, pour l’homme, c’est participer, au sein d’une organisation collective et d’une répartition des tâches, à la transformation de la nature en vue de la satisfaction des besoins. Il s’agit donc de produire, sous quelque forme que ce soit, une marchandise ayant une valeur d’usage, c’est à dire un bien utile à la vie. En travaillant, je suis utile à moi-même (je « gagne ma vie »), à mes proches, et, par le réseau des échanges économiques, aux autres et à la société toute entière.

Mais la valeur du travail s’arrête-t-elle à son utilité ? Est-ce seulement cette activité socialement nécessaire, pour ainsi dire vitale, animale, car liée à la satisfaction des besoins ? Au-delà du besoin, il y a peut-être dans le travail un désir d’accomplissement et de reconnaissance, et une manière d’essayer d’imprimer une dimension de liberté subjective dans la structure sociale de la nécessité objective.

III. La boîte à outils : les connaissances utiles au traitement du sujet

– Pour analyser la dimension de l’utilité du travail, il était judicieux de partir de son aspect de nécessité vitale. Le travail e

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