philosophie • dissertation

La nature a-t-elle des droits ?

Publié le : • Proposé par : philofacile (professeur)

Ce document est issu d’une archive PDF, il contient 3 parties et environ 1000 mots.

# La nature a-t-elle des droits ?

## L’analyse du professeur

La question ici posée consiste d’abord à savoir si la nature, c’est-à-dire l’ensemble des choses qui existent par elles-mêmes indépendamment de la volonté humaine, a des droits. Nous sommes ici confrontés à un problème d’anthropomorphisme qui consiste à projeter un comportement humain sur une nature : ce ne semble en effet être que métaphoriquement que nous projetons des droits (notion humaine) à un ensemble de choses (entités matérielles). En ce sens, ce sujet pose un double problème : la capacité à identifier la nature à un seul être ou à une seule chose (problème de l’unité de l’ensemble des choses naturelles) et la capacité à identifier cette unité à une unité personnelle, c’est-à-dire à attribuer un comportement humain à ce que nous avons l’habitude d’identifier simplement à une chose. Ce n’est donc qu’à cette double condition que nous pourrons penser des droits particuliers à la nature. Autrement dit, se demander si la nature a des droits revient à se demander pour quelle raison on pourrait identifier la nature à une personne qui a des droits.

Le paradoxe est ici qu’il semble à la fois par définition impossible d’attribuer des droits à la nature, qui n’est qu’une chose faite de choses, et nécessaire de lui reconnaître des droits, puisque supposer que la nature n’est qu’un outil à notre disposition revient à s’arroger des droits sur elle (comme la manipulation) et risquer de détruire un équilibre naturel que nous ne maîtrisons pas fondamentalement et dont nous ne faisons que partie intégrante (nous sommes des choses corporelles dans l’ensemble naturel). exige souvent qu’il agisse sans réfléchir et vise au plus pressé.

## Plan proposé

### Partie 1

a Nous pouvons tout d’abord considérer que la nature a une autonomie de fonctionnement qui s’impose à l’homme et qui peut en menacer l’existence, ce qui revient à supposer que la nature fonctionne comme une personne, ou en tout cas comme englobe l’existence humaine et ne peut simplement faire l’objet des désirs de l’homme.

b À cet égard, il faudrait donner des droits à la nature afin de réguler le rapport de l’homme à elle (définir les modalités d’un rapport respectueux de l’homme avec la nature).

c Ce n’est donc pas tant que la nature serait une personne au sens strict, mais que la reconnaissance des droits devient nécessaire négativement, en tant que nous n’avons aucun droit sur elle, et que le fait d’en réclamer met fondamentalement en pér

Téléchargez le document au format PDF
Obtenez un accès immédiat à tous les contenus premium