Est-on d’autant plus libre qu’on est conscient ?

Un copie entièrement retranscrite d'un élève à approfondir avec quelques exemples et des transitions. Conclusion à remanier. Note obtenue : 14/20.

Dernière mise à jour : 07/09/2021 • Proposé par: Light2050 (élève)

On peut donner une définition de base de la liberté. Etre libre c’est faire ce qu’on veut. Évidemment on ne peut le faire que si on sait ce qu’on veut, que s’y on en est bien conscient. Les 2 notions sont donc liées (conscience et liberté) de sorte que le sujet ressemble à un truisme (quelque chose de tellement clair, qui va de soit, qu’on se demande pourquoi on se pose cette question) Cependant, il y a une difficulté car si je sais ce que je veux je ne suis pas nécessairement conscient des raisons pour lesquelles je le veux ou plutôt les raisons que j’invoquerais ne serait peut être pas les miennes. Je pourrais avoir été conditionné, manipulé à vouloir telle ou telle chose donc ma conscience serait superficielle. Je ne serais pas libre mais déterminé à mon insu (sans que je m’en rende compte), inconsciemment. Cependant on est en train de prendre conscience en doutant de soi du caractère, peut être illusoire, de la liberté. Et n’est ce pas ainsi qu’on peut commencer à se libérer ? Donc le problème posé par le sujet est celui de la liberté dans le rapport de la conscience et de l’inconscient. Ou bien on pense que l’homme se définit par sa conscience comme Descartes et alors on pourrait répondre positivement au sujet. Ou bien on pense que l’homme est un être essentiellement inconscient des causes, de ses pensées et de ses actes alors la conscience de la liberté est illusoire (comme le pense Freud). N’est ce pas dans la spontanéité, dans la libération des instincts que résiderait la liberté ? Mais une liberté aveugle a-t-elle un sens ? N’est ce pas dans le devenir conscient que réside la liberté ? Elle ne serait pas alors une donnée (quelque chose de donner) mais une conquête (quelque chose que l’on doit gagner).

L’homme se définit par sa conscience. C’est ce que pense Descartes. On peut douter que l’homme soit lire mais pas qu’il soit conscient. C’est ce qu’on appelle le cogito : « je pense donc je suis ». Mes pensées viennent de moi même de ma conscience. C’est moi qui désire, veut telles ou telles choses. Evidement, comme l’enfant j’ai des idées qui me viennent d’ailleurs, de l’éducation, du conditionnement publicitaire. Mais je peux en prendre conscience et les rejeter par ma raison. C’est par ma raison que je me rends compte aussi que le désir est aliénant (être dépossédé sans s’en rendre compte, dépendant). Il nous faut dépendre de l’objet du désir. Par conséquent, c’est par sa volonté éclairée par la raison que l’homme peut être libre. Il peut êt

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