Blaise Pascal, génie singulier et l’auteur de ce texte tiré d’une œuvre Les Pensées qui est à la fois une œuvre morale, scientifique et religieuse. Dans cette œuvre c’est la misère de l’homme privé de Dieu que souligne Pascal, bien que dans le texte qui nous est présenté cela ne soit pas dit de façon explicite. Pour lui, lorsque l’homme croit en Dieu, il peut s’ancrer spirituellement ce qui semble être pour lui le parti le plus raisonnable. Dans le texte présenté tiré des Pensées de Pascal, il est traité de la question du temps et notamment du présent, en rapport avec notre comportement face à lui et l’impact de ce comportement sur l’existence humaine. Par « temps » nous pouvons comprendre cela comme l’ordre des successions possibles, c’est-à-dire passé, présent et futur et comme un milieu homogène et indéfini dans lequel se déroulent les événements. Par « présent » nous pouvons comprendre cela comme une notion du temps en cours, actuel. Tout d’abord nous étudierons le texte en essayant de dégager le sens que donne l’auteur à celui-ci, puis dans un deuxième temps nous verrons une réflexion plus personnelle reprenant le thème du texte de Pascal.
Dans ce texte où il est traité la question du temps en rapport avec l’existence humaine on peut observer l’entrée en matière très directe de Pascal, où dès la première phrase il nous livre sa thèse par l’affirmation concernant notre rapport au temps « Nous ne tenons jamais au temps présent ». Par là, il affirme que nous ne vivons – ce qui signifie être actuellement - pas pleinement le moment présent mais que nous nous tournons vers le passé – qui correspond au moment temporel révolu, antérieur au présent – soit nous nous projetons vers l’avenir – qui correspond au moment temporel à venir, qui n’est pas encore présent ni passé, qui est donc postérieur au présent.
C’est d’ailleurs ce qu’il explique dans son premier argument allant jusqu’à la ligne 6 « nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours », ce qui veut dire que nous tendons vers l’avenir que nous souhaitons le voir se réaliser, considérant qu’il met plus de temps à venir que nous l’espérerions. De plus, lorsque nous ne tendons pas vers le futur nous sommes bien souvent tournés vers le passé « nous rappelons le passé pour l’arrêter comme trop prompt » et comme il est dit dans cette phrase, lorsque nous n’espérons pas être déjà demain, nous regrettons le passé tout en sachant que nous ne pouvons pas agir dessus. En définiti