Le travail est-il libérateur ?

Dernière mise à jour : 13/03/2013 • 3 158 vues

Note du corrigé :
  • Note actuelle 3.44/5

Proposé par : funben (Elève)

 

Description :
Plan très détaillé de l'élève, avec de nombreuses références. Note obtenue : 16/20.

 

 

On représente par définition propre que la liberté est l’absence totale de contraintes ou de limites. Nous sommes en mesure de faire ce qui nous plait quand nous sommes « libres ». En d'autres termes, c'est notre plaisir qui fixe les limites de notre liberté. Dans ce contexte, il y a un espace, une séparation entre la liberté et le travail qui s’avère inéluctable et définitive. Par ailleurs, le travail est vu comme une nécessité qui nous presse à travailler, une nécessité économique comparable à la lutte pour la vie, la nécessité qui dirige le comportement des espèces dans la Nature. Mais le travail nous permet-il vraiment de nous épanouir ? Est-ce qu’il faut travailler pour trouver la liberté, le bonheur ? On peut alors se demander si le travail est plutôt libérateur ou contraignant ?



I. Le travail n’est pas libérateur



Le monde du travail a évolué sous forme d’une société de consommation et a pour conséquences de nous exploiter, de nous aliéner, nous cloîtrer dans des valeurs basé sur la possession de biens au détriment du bien-être de chacun. Nous sommes des esclaves du travail qui nous prive d’une bonne partie de nos libertés comme l’épanouissement et le divertissement.

A - Le travail nous aliène et nous réduit à la fonction d’une machine ou divertissement

Définition : Aliénation = Fait de réduire l’homme à l’état de machine ou à une vie sauvage.

On attend d’un ouvrier qu’il mette de côté sa vie personnelle et donc ses plaisirs et libertés.

Division technique du travail

Selon Adam Smith, ce qui permet la division du travail, c’est l’échange. Les hommes se répartissent les tâches pour survivre, puis s’échangent les fruits de leur travail. Plus les échanges s’accroissent, plus les hommes sont à même de se consacrer à une tâche particulière et d’espérer des autres la satisfaction de leurs autres besoins.

Fordisme, travail à la chaîne pour améliorer la productivité.

Conclusion : Le travail nous aliène, le travailleur est privé de ses droits et perd toute liberté.

B - Situations de travail proche de l’esclavage

Définition : Exploitation = Travailler pour un autre.

Exemple du capitalisme qui accroit les inégalités : « Les pauvres sont incités » à consommer. Or la consommation entraîne une perte d’argent dépensé alors qu’un l’investissement peut engranger des bénéfices.

« Tu travailleras à la sueur de ton front ! » C'est la malédiction dont Jéhovah a gratifié Adam en le chassant. Et c'est ainsi qu'Adam Smith conçoit le travail comme une malédiction. (Marx, Manuscrits)

Un salarié est rémunéré pour sa production et non pas son organisation professionnelle. (Exemple de l’obélisque de Proudhon)

Exemple de la « plus-value » : Un travailleur travaille gratuitement pour les actionnaires = Exploitation.

Conclusion : Le monde du travail a une emprise sur chacun de nous et nous exploite.

C - Avec la société de consommation, le travail perd son sens et dévalorise le travailleur

Définition : Travail = activité rémunérée qui permet la production de biens et services. Avec le capital, c'est un facteur de production de l'économie.


Analyse de l’exemple : Société de consommation = Production en abondance = objets destinés à être jetés = travail dévalorisé = travailleur dévalorisé

Exemple concret de la société de consommation avec la société Apple : Il est presque impossible de renvoyer son produit Apple pour le faire réparer, il faut inéluctablement le faire remplacer : Au lieu de créer des emplois pour des ingénieurs ou autres d’occuper des postes qui sont chargés de réparer le portable par exemple, la société en question « préfère » surcharger les ouvriers chinois qui s’occupent de la création et de l’assemblage des pièces. On se retrouve avec plus de travail pour l’ouvrier chinois payé au même salaire avec autre part dans le monde un ingénieur au chômage.

Critique d’Hannah-Arendt : Jugement des gens sur leurs biens au détriment de leur bien-être.

Conclusion : Le travail nous emprisonne dans de mauvaises valeurs ; le travail dévalorise le travailleur (productions d’objets destinés à être jetés).

Dans ce cas, peut-on considérer la possibilité de vivre sans travailler ?



II. Le travail est une nécessité



Le travail est nécessaire à l’humain pour survivre car il créer ce dont il a besoin. Aujourd’hui, le travail nous permet de nous intégrer au sein de la société et nous permet de gagner de l’argent.

A - Le travail permet à l’individu de vivre en société

Exemple : individu au chômage = Inutile dans le fonctionnement de la société = Perte d’identité au sein de celle-ci.

Pour Adam Smith, l'origine de la richesse est le travail des hommes.

Analyse de la connotation péjorative du mot « Chômage »
Aspect sociale du travail = Rencontre, réunion, productivité, pic de productivité, stabilisation, absence progressive de productivité, réunion,..., licenciement, Chômage, isolement.

Conclusion : Le travail nous ouvre une porte dans l’intégration au sein de la société sous certaines conditions au risque de se faire rejeter.


B - Le travail permet avant tout à l’Homme de créer ce dont il a besoin pour survivre

Exemple du mythe de Prométhée : « Ce que la nature n’a pas donné à l’homme, l’homme le fabrique. Il est contraint de travailler pour survire. »

Le travail des ingénieurs et des chercheurs qui ont mis au point des radiateurs pour nous chauffer, de la fibre synthétique pour nous habiller etc... => Permettre à l’espèce humaine de survivre

Les progrès scientifiques comme Pasteur (antibiotiques) ou Fleming (Pénicilline) permettent à l’humanité de réduire le nombre de maladies.
Conclusion : La survie de l’Homme dépend de ce qu’il produit, et donc du travail.

C - Le travail est une forme d’occupation qui permet aux hommes de faire passer le temps

Exemple : De nombreux retraités ayant travaillés toute leur vie se sentent inutiles et s’ennuient au début de leur retraite = Travail = occupation.

Exemple : Homme au chômage = Fait que ce qu’il lui plaît = Se divertit = a besoin de nouveautés pur éviter l’ennui = a besoin d’argent = a besoin d’un travail

Le divertissement possède ses limites et perd ses atouts comme de pouvoir divertir l’Homme. Le travail permet de faire quelque chose de désagréable pour apprécier les divertissements

Conclusion : Le travail peut être perçu comme une alternative à l’ennui.
Peut-on en déduire que le travail possède des vertus positives ?



III. Le travail est parfois libérateur sous certaines conditions



A - Pour certains type d’ouvriers, le déplacement professionnel peut être bénéfique

Définition : déplacement professionnel = Un déplacement professionnel ou voyage d'affaire a lieu dès lors que quelqu’un exerce temporairement une activité professionnelle en dehors de son domicile et de son lieu de travail habituel.

Exemple : Pilote de ligne = Le travailleur « bénéficie » des conséquences de son travail quand il effectue un vol international et est en mesure de voyager continuellement aux quatre coins du globe.

Contre-exemple : Chauffeur de transport de poids lourds = Métier fatiguant qui incombe le conducteur a un rythme de vie difficile pour le peu du trajet qu’il effectue.

Le déplacement professionnel a des vertus dans le domaine de la découverte et du contact pour une meilleure entente et une meilleure compréhension dans le domaine de l’entreprise ou du voyage par exemple mais cela incombe souvent les personnes concernées à changer leur rythme de vie et/ou leur statut social.


B - La rémunération du travail suffit-il à combler le temps perdu d’une vie humaine ?

Carpe Diem = « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain ». Ainsi comment Horace cherche à persuader Leuconoé de profiter du moment présent et d'en tirer toutes les joies, sans s'inquiéter ni du jour ni de l'heure de sa mort. Ce que l’on peut en tirer de ce vers est de profiter de notre vie, de ne pas s’occuper de notre dernier instant. Est-ce que l’on peut considérer qu’on perde du temps en travaillant ?

En revanche, en fonction du travail exercé, on peut considérer que ce travail nous procure une vie joyeuse et riche. Exemple : Chanteur international, PDG d’une multinationale... etc. Mais la proportion de ce type de personnes dans le monde est très faible. Mais est-ce que le temps perdu due à la lourde masse de travail en début de carrière est-elle comblée par la suite pour ces personnes riches ?


C - Un travail rêvé pour certains devient automatiquement libérateur

Un travail est effectué avec bonheur, avec aisance et plaisir lorsque celui-ci est le métier choisi par la personne en question. La personne peut désormais répondre favorablement à la question selon laquelle le travail est-il libérateur.

En revanche, pour certains métiers rêvés, cela nécessite un long parcours d’études et d’expérience avant de pouvoir ceux-ci. Cela revient donc à dire que l’on perd du temps de vie pour obtenir ce que l’on souhaite. Nous pouvons nous demander, est-ce que ces longues années de parcours en valent-elles le coup ?

Conclusion : Le travail peut être libérateur en fonction du métier, si celui-ci était un métier « rêvé » par la personne en question, et sous certaines conditions.

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